Poèmes

La Terre

Max Jacob

Dit par un élève du Lycée agricole, Le Chesnoy

L’invitation au voyage, de Charles Baudelaire

Dit par un élève du Lycée François Villon, les Mureaux

L’invitation au voyage, de Charles Baudelaire

Dit par une élève du Lycée Couperin, Fontainebleau

Nous reconnaître…

Luc Bérimont

Nous reconnaître : c’est cela Soudain qui fait tanguer la ville Comme un typhon, comme un baril De poudre, exfoliant nos draps, Ta peau me brûle, sa douceur Me désoriente, m’altère Si tes yeux regardent la terre Elle devient bleue jusqu’au cœur, Quand tu marches, je suis désir Quand tu t’allonges je suis barque Je deviens soleil quand tu t’arques A la pointe nue du plaisir. Fends-toi, femme ! fais ta Mer Rouge Laisse un peuple te traverser Que les Hébreux passent à pied Et que Pharaon soit noyé
Lui, (…)

Jour qui donne toute sa chance au jour…

Yvon Le Men

Jour
qui donne toute sa chance au jour
chemins
qui sortent malgré le froid
visages
ramenés en arrière sur les visages
cou de laine autour du cou
neige
lumière et vent
qui donnent le temps de voir la neige
ombres
qui tombent et se relèvent
regards
clairs malgré les ombres
jambes heureuses d’être des pas
Yvon Le Men,
Le jardin des tempêtes, choix de poèmes 1971-1996, Éditions (…)

Poème
de l’instant

« Fabulation »

« Cela » : humus formé par l’effritement et l’évaporation de nos rêves – diurnes autant que nocturnes ¬–, et que viennent féconder les songes ainsi qu’une abeille féconde les fleurs où elle butine. Les songes, montés (ou descendus ?) des confins du visible.

Sylvie Germain, « Fabulation », Revue Caravanes 8, Éditions Phébus, 2003.