Paysage au-dessus de zéro de Bei Dao

Paysage au-dessus de zéro de Bei Dao

Paysage (lu-dessus de zéro complète le choix anthologique
opéré dans le précédent recueil Au bord du ciel (Circé, 1995),
pour les œuvres écrites entre 1989 et 1996. À cette quarantaine de poèmes viennent s’ajouter la totalité de ceux parus en chinois sous le titre Décodage (Kaisuo, 1999).
Ils sont suivis d’un entretien daté de 2003 avec un critique chinois et d’un texte de la traductrice.
Dans ce nouveau recueil, le lecteur retrouvera les préoccupations qui ont toujours été celles de Bei Dao : l’attention portée à la langue, le goût pour les formes courtes, pour le paradoxe. Cette écriture, qui se remet sans cesse en question, et qui est, par là même, interrogation sur l’existence, se nourrit du rapport à la tradition. À la poétique chinoise ancienne Bei Dao emprunte la valorisation du lyrisme, « l’importance accordée à l’image et au champ dans lequel elle opère », la valeur allusive. Plus que jamais, il nous montre que les liens qui unissent le poète et la langue sont prédestinés, et qu’il reste ce marcheur infatigable en quête de l’essence de la poésie.

Paru le 1er novembre 2004

Éditeur : Circé

Genre de la parution : Recueil

Poème
de l’instant

Brefs Déluges

C’est drôle ce qu’on arrive à faire
Avec un cintre
On peut le déplier, le tordre
En un petit cygne qui vogue sur l’eau

Sébastien Fevry, Brefs Déluges, Cheyne éditeur, 2020.